Environ à la même heure (vers 20h) l'hélico devait se poser à l'hôpital nord de Marseille.

L'accident avait eu lieu à peu près 1 heure plus tôt, nos vies et celles de nos proches (enfin, ceux pour qui nous comptons ...) basculaient. Le chemin parcouru peut sembler énorme mais ce sentiment de manque, cette frustration de ne plus pouvoir faire ce qu'on veut, cette gêne perpétuelle sont des éléments lourds, très lourds.

Il parait que notre résilience est exemplaire, bof, on se contente de vivre le plus intensément possible sachant pertinemment que ça s'arrêtera plus tôt pour nous que pour tant d'autres.

Oublier ? C'est juste pas possible. Pardonner ? Pour moi, à la limite je m'en tape mais pour ce qui concerne Martine, là aussi c'est carrément pas possible, pas plus d'ailleurs que pour tous ceux et toutes celles qui nous aiment et que nous aimons.

Un jour peut-être le procès aura lieu ... encore que je me demande si ce jour arrivera de notre vivant ? Une page se tournera certes mais rien n'est et en sera jamais plus comme avant.

Puisse-t-elle crever d'une morte lente et douloureuse ...